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Tout commence par un point final.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 15:56

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 03:35

Tout risquer, juste une fois.

Tout risquer, juste une fois.


Elle s'était toujours demandée dans quelle émotion elle se noierai ce jour là. Le simple chagrin, le regret, la culpabilité ? Ou peut être la belle certitude d'avoir pris la decision qu'il fallait. Et si finalement, l'amour gagnait la partie ? S'il balayait les mots, la douleur, la haine pour ne laisser qu'un goût sucré au souvenir ? Comme une petite lampe allumée à l'intérieur, elle en gardait l'espoir.
Un coup de téléphone aura répondu aux doutes. La voix et la nouvelle étaient graves, le moment tellement imaginé qu'il semblait encore être une répétition. Elle s'était préparée au pire, mais le pire était plus malin, les mots les plus terribles n'avaient aucun impact sur elle. Tout son esprit était à présent concentré, sensible à la moindre palpitation, à la plus banale des émotions. Mais elle ne ressentait rien. A toutes les questions qui l'avaient toujours portées, la réponse était rien. Et elle est resté là plusieurs minutes, muette, fragile, enfant.
Puis, doucement, elle a plaqué le combiné contre sa poitrine, dans le fol espoir que son c½ur, lui, réagisse, entende la puissance de l'instant. Le seul écho, le vide. Le premier homme de sa vie était mort et c'est le vide qui l'avait envahit. L'amour n'était donc pas le roi des sentiments, et, comme pour mettre un pauvre point final à 15 ans de sa vie, elle a raccroché. Des milliers de larmes ont alors salé ses joues. Sali sa vie.
Elle a fini par pleurer de ne pas être triste.






# Posté le vendredi 11 juillet 2008 12:51

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 06:01

Les jolies choses c'est pas pour les p'tites filles paumées.

Les jolies choses c'est pas pour les p'tites filles paumées.

Les talons claquent sur les pavés, madame promène son élégance dans les quartiers chics. Elle attire tous les regards et elle le sait. Cette femme est classieuse, ses lèvres carmin contrastent avec son tailleur Chanel immaculé. Un foulard lui couvre le cou, un carré Hermès surement. Il est midi et le soleil tappe, elle s'assoit à la terrasse d'un célébre café parisien et, habituée, on lui amène un perrier citron. Le serveur lui dit deux mots, demande des nouvelles de ses filles et fait passer un paquet pour son mari, un talentueux architecte sans doute. C'est l'heure de pointe et dans la foule, une silhouette se détache, s'approche. Elle prend alors un petit air hautain, et d'un geste presque théatral, elle arrange sa frange blonde. Elle est sûre d'elle, elle assume, féminine. Jusqu'à ce qu'elle croise le regard azur de l'inconnu, connu. Aucun mot, elle sait, elle le reconnaitrait entre mille. Cet homme, son amour de jeunesse, son seul amour, celui qui a ravagé son coeur, son destin caché. Toute son assurance vole alors en éclat, le trouble coule sur ses joues. D'un geste nonchalant elle essuie son mascara, se perche sur ses escarpins. Le calme a laissé place à la précipitation. Son foulard est tout entortillé, et elle n'y prete aucune attention. Elle fuit comme il y a vingt ans. Des yeux bleus auront suffit à la rendre plus vulnérable que jamais et elle pleure comme une gamine.
Il y a deux minutes, elle croyait avoir réussi sa vie.



# Posté le mercredi 25 juin 2008 17:22

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 11:21

C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut.

C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut.

Comment les choses pouvaient-elles aller mieux ? Tout était si justement coloré.
Il fallait la voir rire aux éclats, la regarder droit dans ses yeux bleus pour comprendre. Cette fille était un aimant. Un aimant à joies. Tu connais ce sentiment de plénitude, à l'écoute des premières notes d'une chanson aimée ? En sa présence c'était un peu pareil. Ca semblait simple, humble, les gens tournaient autour d'elle sans jamais pouvoir la cerner, l'émouvoir, lui dire merci mais " c'était ça sa liberté " . J'étais son exception, je l'appellais ma chance. Comme un petit garçon ébahi, j'éprouvais pour elle plus que de l'amour, de l'admiration. On m'avait offert l'intelligence en spectacle, elle était lumineuse, jouait avec les mots comme avec la vie. Je l'ai chéri, observé, écouté, beaucoup, j'ai appris grâce à elle. J'ai même eu envie de l'applaudir certaines fois. Et pourtant j'ai jamais su voir la faille. Cette insouciance la brisait en deux, à chaque seconde, car tout était factice.
Tu t'es vu quand tu mens ? T'es la plus belle.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 18:19

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 11:20

For every step in any walk.

For every step in any walk.
Mon homme sera un mafieux sicilien, un de ses sales types qu'on dénonce jamais, qui respire le charme et le sang, un vaux rien qui vole aussi bien l'argent que les vies, et avec toutes ses thunes gagnées au dépend de pauvres innoncents, j'm'acheterais une robe de mariée Lagerfeld.


# Posté le mercredi 23 juillet 2008 08:35

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 11:31